Découvrez l'histoire de l'Association Solidarité Internationale, dans la Marne

Revenu en France en 2000, suite à un engagement professionnel de plusieurs années au Cameroun, Gilbert LAHAYE et sa femme Catherine s’installent dans la cité Ampère à Vitry-sur-Seine. Ils sont frappés par le manque de cohésion et de solidarité dans ce quartier, brassant une population venue de multiples horizons avec un taux de chômage élevé (20% en 2007). La cité héberge de 900 à 1000 personnes.

L’énergie du couple et les compétences de Catherine LAHAYE en tant que metteur en scène et comédienne au Cameroun, poussent le couple à créer une association à vocation culturelle pour dénouer les tensions locales ; ainsi est née Solidarité Internationale en 2003.

 

L'insertion et la culture avant tout

L’association débute sur une vocation de promotion d’actions culturelles en partenariat avec les paroisses locales. Malgré la distribution de tracts de communication, l’offre attire peu. L’association se cherche un public durant ces premières années avec des activités artistiques : théâtre, dessin peinture, danse africaine.

Prenant conscience de l’ampleur des difficultés du quartier (logement, travail, drogue, exclusion), les membres de l’association décident d’effectuer deux sondages pour préciser les activités réellement souhaitées. Ces sondages sont menés auprès de 220 ménages de la cité en 2008 et 2009 en partenariat avec le Président de l’Amical des locataires. Sûr des besoins et confiant en leurs perspectives de développement, ils déposent une demande de local au bailleur social (la Semise) et engagent deux salariés en CAE. La première s’occupe de la couture, la seconde du secrétariat. Les activités d’animations sont portées par 10 bénévoles. Le travail est effectué dans un petit local (amicale des locataires) au rez de chaussée d’un immeuble du quartier. Les premiers emplois ne sont pas pérennisés : manque de soutien financier et un niveau de tarification ne permettant pas de dégager de plus value.

La Semise finit par proposer la location d’un local situé au sixième étage un an plus tard. Suite aux réponses favorables de la CAF, de la fondation Steria, de la Région à travers l’accord d’un emploi tremplin et de l’obtention d’un prêt de Val de Marne actif Solidarité Internationale ( S.I) l’accepte, malgré l’emplacement peu judicieux pour l’accueil du public. Les activités prévues lors des sondages y sont développées en complément des activités initiales (cours de théâtre, danse, dessin, couture), menées dans des grandes salles mises à disposition sur le quartier par la Ville.  De novembre 2009 à septembre 2010 sont menées dans un appartement au 6ème étage les activités suivantes :

→ atelier informatique - loisirs pour les enfants - soutien scolaire.

→ apprentissage du français - soutien juridique – couture - cuisine.

 

Une nouvelle dynamique donnée à l'association en 2011

Après la visite du président de la Semise et face aux plaintes quant à la difficulté d’accès, le bailleur propose un nouveau local de 110m² en septembre 2010, cette fois au rez de chaussée de l’immeuble. L’association réalise la mise aux normes en partie à ses frais. L’espace est divisé en 5 salles. Toutefois, une difficulté de connexion internet et de téléphone de 5 mois en 2011 ne permet pas à l’association de mener son activité sereinement (rupture des activités et perte des adhérents). Il a fallu une nouvelle dynamique début 2011 pour relancer les activités.

Le développement des services est fondé sur un réseau de 25 bénévoles. Chacun apporte ses compétences spécifiques et oriente ainsi de fait l’offre associative.

Solidarité Internationale souffre d’un problème de pérennisation des postes aidés notamment liés à l’activité de couture. Plusieurs actions sont tentées, sans succès.

S.I. participe aux diverses manifestions locales. Elle développe ses partenariats et ses capacités de prises en charge. L’association agit ainsi de plus en plus sur le terrain de la médiation et par cette action obtient une meilleure reconnaissance de son bailleur qui améliore la signalétique locale pour faciliter l’identification de l’association. Cet ancrage dans un quartier à l’habitation dégradée et avec une précarité sociale constante, rend l’action de S.I. d’autant plus importante. Il lui reste à trouver le bon positionnement afin d’assurer son équilibre.

 

Langues parlées

  • Arabe
  • Anglais
  • Espagnol